La consécration à Brest

Une exposition de tableaux de la brestoise Janik Lederlé

La brestoise la plus célèbre du Tout-Paris est présentement Janik Lederlé, dont les parents, Jeanne et Maurice Lederlé, qui ont été tous les deux professeurs de dessin aux lycées de Brest, ont gardé leur maison à Morgat.

Depuis plusieurs année, Janik s’est spécialisée dans une magnifique étude : Elle est, comme artiste peintre contemporain, interprète de tous les corps de ballets, aussi bien ceux de l’opéra, que l’opéra-comique, que les ballets noirs ou jaunes qui se produisent sans arrêt sur nos scènes parisiennes. On ne peut plus danser sans son patronage et la chose est devenue évidente le jour de son vernissage car c’est à peine si les profanes pouvaient pénétrer dans la salle.

La cérémonie était présidée par Serge Lifar en personne. Les invités, quand ils arrivaient à se frayer un chemin, étaient accueillis par les minuscules espoirs de la danse, les fameux petits « rats » qui, avec ou sans leurs mères, étaient arrivés à d’avance pour rendre hommage à leur éloquente avocate.

Quant aux étoiles de la danse, elles s’étaient, bien que ce fût jour de grêve, assemblées pour contempler leurs exploits sur les cimaises et aux moments les plus exaltants de leurs exploits. Il y avait là Attilio Labisse qui, en tenue civile, pouvait s’admirer dans « Gisèle » avec Yvonne Chauviré, ou seul dans « Ycare ». On pouvait coudoyer Claire Motte, Josette Amiel, de même qu’hélène Traïline et Jean Juliano, de l’opéra comique. Des artistes étranger, Milvred Misbewitch et Nina Viroubova; la chanteuse la Houppa; le chef d’orchestre de l’Opéra et le conservateur de l’académie de musique. Le palais de l’opéra lui-même était de la fête car par la fenêtre (l’exposition avait lieu Boulevard des Capucines, au septième étage de la Samaritaine de luxe), les énormes toits dorés du batiment de Garnier étaient visibles.

Le folklore en mouvement

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